Patrimoine

Village de 2 700 habitants, Corneilla-del-Vercol est situé au Sud de Perpignan (8 km) à proximité de la Mer Méditerranée (3 km). Au milieu d’un espace de verdure que domine le mont Canigou, il est bâti sur une petite hauteur (20 mètres) autour du château médiéval et de l’église Saint Christophe.

Ses origines sont anciennes puisque des vestiges d’une présence humaine au néolithique ont été découverts tout récemment. Il doit son nom à la présence d’une villa romaine propriété de la famille des Cornélius. Le Vercol (à l’origine Berchale) est une ancienne forêt de chênes du premier millénaire qui occupait tout l’espace entre le Tech et le Réart.

Village essentiellement agricole jusqu’à la fin de 20ème siècle, il accueille aujourd’hui des Corneillanais d’origines diverses qui travaillent dans les environs de Perpignan.

Il est aussi le village natal et le lieu de résidence de Pierre Jonquères d’Oriola, double champion Olympique et champion du monde d’équitation.

Eglise St Christophe

La paroisse de Corneilla a choisi dès le XIème siècle Saint Christophe comme Saint patron. Une église portant ce nom est mentionnée comme bénéficiaire dans le testament du seigneur de l’époque en 1087. Près de 800 ans plus tard la vétusté de l’édifice était telle qu’il a fallu le reconstruire jusque dans ses fondations. Il faut dire aussi que, comme la chapelle proche, la bâtisse avait subi des dégradations pendant la révolution de 1789.

L’église actuelle date de 1885. Sa construction, en lieu et place de l’ancien édifice, a duré 18 mois. Les murs épais mêlant lits de « cairons », galets de rivière et éclats de pierres sont à l’image des constructions du moment dans le secteur. Cependant l’allure du bâtiment peut surprendre par le type de clocher surmonté d’une toiture en ardoise qui ce qui n’est pas commun dans le Roussillon. Pendant la construction de l’édifice religieux, une tourelle a été rajoutée au projet initial a la demande des ouvriers du milieu agricole afin d’y installer une horloge qui cadencerait les heures de la journée de travail. Construite au-dessus du porche de l’entrée, la tourelle héberge trois cloches qui appellent les fidèles pour les offices et signalent l’avancée du temps pour tous les villageois.

L’édification de l’église est l’œuvre d’artisans Corneillanais avec la participation active de nombreux paroissiens. En forme de croix latine, elle permet d’accueillir 130 personnes dans la nef. Les bras du transept sont constitués de deux chapelles consacrées au Christ et à la Vierge. Deux sacristies s’ouvrent sur le cœur au centre duquel trône la table d’autel supportée par des colonnettes en marbre rose et blanc. Au-dessus de l’abside cinq vitraux filtrent une lumière changeante qui donne du relief aux statues voisines les plus majestueuses de l’édifice. Tout autour des murs de la nef, 14 éléments du chemin de croix permettent aux paroissiens de suivre les derniers instants de la vie du Christ. Tous ces éléments portent la signature des diverses familles du village qui les ont financés. Deux moments importants de la vie du village sont gravés sur deux plaques en marbre placées à l’entrée du cœur : l’épisode de la variole de 1889 et la liste des noms des Corneillanais morts au cours de la grande guerre. 

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Chapelle Notre-Dame-du-Paradis

A proximité du village, en bordure de la voie verte qui longe l’agouille de la mar, se dresse l’ermitage de Notre Dame du Paradis. Situé au milieu de cyprès et d’oliviers, cette chapelle accolée à un bâtiment hébergeant des ermites est très ancienne. Mentionnée en 1215 dans les textes, elle est aussi citée en 1231 dans le « capbreu » des biens de l’hôpital de Perpignan qui est maître des lieux. A la révolution française la chapelle est vendue comme bien d’état mais en partie saccagée. Elle est réhabilitée et restaurée à partir de 1829. La cloche offerte à cette date par des officiers du dépôt de cavalerie de Perpignan est le symbole de ce renouveau. Les divers ermites entretiennent les terres aux alentours et, grâce à un puits attenant, produisent fruits, légumes, miel et alcool par distillation.

La chapelle à nef unique s’achève par une abside semi circulaire éclairée par deux vitraux. L’appareillage est constitué de galets roulés et de « cairous » aux angles et autour des ouvertures. Elle est bordée de contreforts entre lesquels on peut apercevoir des éléments de l’ancien bâtiment. On accède à l’intérieur de la chapelle par une porte d’entrée en plein cintre située à l’opposé du chevet dominé par les statues de St Pierre et St Jacques. Au-dessus, un clocheton est aujourd’hui privé de sa cloche en bronze repositionnée à l’intérieur du bâtiment. La statue de la vierge et l’enfant et celle de Ste Anne et St Joachin ornent le retable installé en 1863. Une cinquantaine de paroissiens peuvent prendre place pour assister aux diverses cérémonies.

Au fil du temps l’édifice a subi de multiples aménagements. Il est rénové dans sa totalité en ce début de troisième millénaire et la municipalité, propriétaire des lieux, en a confié sa gestion à l’association « les amis de Notre Dame du Paradis » depuis 1971.

Château

Le château de Corneilla del Vercol est une impressionnante bâtisse qui domine à la fois le bourg et un espace de prairies naturelles vestiges de dépressions marécageuses de la basse plaine du Roussillon. Il est construit sur une butte du pliocène et offre à l’ouest une vue magnifique sur le mont Canigou. Le site est connu depuis la période Carolingienne avec la forêt du Bercol mentionnée au IXème siècle. Le château date du XIIIème siècle. Son édification s’est peut être faite sur les ruines d’un premier château cité en 1087 par Pierre Bernard seigneur des lieux. Les Hospitaliers de l’Hôpital St Jean de Perpignan font l’acquisition du domaine seigneurial en 1205 et le développent dans le contexte d’une activité agricole soutenue. L’ensemble du site héberge à la fois le personnel et les bestiaux jusque au début du XXème siècle ou une dizaine de familles logeait dans l’enceinte; Il a été maintes fois réaménagé et restauré dans les années 1880 par l’Hôpital de Perpignan. La famille Jonquères d’Oriola en fait l’acquisition avant la deuxième guerre mondiale et complète la restauration afin d’y installer une branche de sa propre famille. Le château est aujourd’hui une propriété privée.

 

La bâtisse actuelle est de forme quadrangulaire renforcée de trois tours rectangulaires aux angles. Les divers travaux récents permettent de redécouvrir les éléments et l’évolution des techniques de construction de l’ancien bâtiment : maçonnerie de briques et galets sur le flanc ouest, base talutée au sud et à l’est constituée de galets de quartz entre des lits des briques en boutisse. La partie sud qui accueille l’entrée est en lits alternés de briques. Le porche est encadré de briques sur un arc en plein cintre surmonté d’une niche dans laquelle est logée la statue de St Christophe patron de la paroisse.

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